Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience, analyser l'utilisation du site et proposer un contenu personnalisé.
Guide
Okupas en Espagne : guide
L'expulsion est aujourd'hui nettement plus rapide qu'il y a quelques années. Dans les complexes résidentiels normalement occupés, il s'agit également d'une situation très rare.
Des squatteurs prendront possession de votre appartement pendant votre absence, et vous ne parviendrez pas à les faire partir pendant des années.
La réalité
L'expulsion est aujourd'hui nettement plus rapide qu'il y a quelques années. Dans les complexes résidentiels normalement occupés, il s'agit également d'une situation très rare.
Ce qui peut changer
Cela concerne le plus souvent des maisons ou des villas abandonnées qui restent sans surveillance pendant des mois. Un appartement dans un complexe résidentiel est une situation totalement différente.
Ce que nous faisons
Nous recommandons des mesures de sécurité adaptées, vérifions l'état du bien avant l'achat et, si vous n'êtes pas en Espagne, nous vous aidons à organiser des contrôles réguliers.
2025 · cas signalés / nombre de logements
Málaga0,0349 %1 cas pour 2.864 logements
Espagne0,0559 %1 cas pour 1.790 logements
Barcelona0,1695 %1 cas pour 590 logements
République tchèque0,0444 %1 cas pour 2.252 logements
Les écarts entre les régions espagnoles sont énormes. C’est pourquoi nous publions ci-dessous les données complètes pour chaque province, et pas seulement le chiffre de Malaga.
Toutes les données Espagne 2025↓
Provinces espagnoles · 2025
Cas signalés d’allanamiento et d’usurpación par province en 2025, rapportés au nombre de logements
Province
Cas signalés
Logements
Cas / an
1 cas pour
Barcelona
4.403
2.597.046
0,1695 %
1 : 590
Girona
719
507.421
0,1417 %
1 : 706
Tarragona
587
554.579
0,1058 %
1 : 945
Lleida
204
256.081
0,0797 %
1 : 1.255
Ceuta
19
28.315
0,0671 %
1 : 1.490
Illes Balears
433
652.123
0,0664 %
1 : 1.506
Toledo
275
439.385
0,0626 %
1 : 1.598
Valencia
856
1.488.908
0,0575 %
1 : 1.739
Las Palmas
316
551.237
0,0573 %
1 : 1.744
Alicante
772
1.350.006
0,0572 %
1 : 1.749
Almería
245
433.763
0,0565 %
1 : 1.770
Total Espagne
14.875
26.623.708
0,0559 %
1 : 1.790
Santa Cruz de Tenerife
280
537.463
0,0521 %
1 : 1.920
Melilla
15
29.347
0,0511 %
1 : 1.956
Murcia
425
844.100
0,0503 %
1 : 1.986
Sevilla
451
912.899
0,0494 %
1 : 2.024
Gipuzkoa
169
350.286
0,0482 %
1 : 2.073
Cádiz
301
648.306
0,0464 %
1 : 2.154
Álava
77
168.086
0,0458 %
1 : 2.183
Córdoba
189
414.025
0,0456 %
1 : 2.191
République tchèqueà titre de comparaison
2.371
5.340.033
0,0444 %
1 : 2.252
Zaragoza
236
543.799
0,0434 %
1 : 2.304
Madrid
1.269
2.956.941
0,0429 %
1 : 2.330
Badajoz
161
398.348
0,0404 %
1 : 2.474
Castellón
177
446.872
0,0396 %
1 : 2.525
Bizkaia
210
556.704
0,0377 %
1 : 2.651
Huelva
119
320.045
0,0372 %
1 : 2.689
Málaga
348
996.557
0,0349 %
1 : 2.864
Guadalajara
65
187.779
0,0346 %
1 : 2.889
Huesca
59
171.843
0,0343 %
1 : 2.913
Navarra
112
331.104
0,0338 %
1 : 2.956
Granada
189
573.692
0,0329 %
1 : 3.035
Cantabria
115
383.642
0,0300 %
1 : 3.336
Valladolid
87
296.910
0,0293 %
1 : 3.413
Segovia
35
128.255
0,0273 %
1 : 3.664
Albacete
63
241.313
0,0261 %
1 : 3.830
Burgos
71
275.639
0,0258 %
1 : 3.882
La Rioja
54
211.333
0,0256 %
1 : 3.914
Ciudad Real
80
313.180
0,0255 %
1 : 3.915
Asturias
139
674.342
0,0206 %
1 : 4.851
A Coruña
141
686.961
0,0205 %
1 : 4.872
Jaén
67
373.720
0,0179 %
1 : 5.578
Pontevedra
85
528.828
0,0161 %
1 : 6.222
Ávila
27
171.947
0,0157 %
1 : 6.368
Cáceres
45
300.157
0,0150 %
1 : 6.670
León
49
354.725
0,0138 %
1 : 7.239
Lugo
37
269.067
0,0138 %
1 : 7.272
Cuenca
19
165.616
0,0115 %
1 : 8.717
Zamora
17
155.610
0,0109 %
1 : 9.154
Salamanca
22
246.123
0,0089 %
1 : 11.187
Palencia
10
116.431
0,0086 %
1 : 11.643
Soria
7
84.255
0,0083 %
1 : 12.036
Teruel
8
125.711
0,0064 %
1 : 15.714
Ourense
14
272.883
0,0051 %
1 : 19.492
Malaga ne fait donc pas partie des provinces qui tirent le chiffre espagnol vers le haut. En 2025, son niveau était inférieur à la moyenne espagnole et au chiffre calculé de la même manière pour la République tchèque. Dans le même temps, nous ne voulons pas tirer de conclusion générale à partir d’une seule année : en 2024, Malaga et la République tchèque se situaient pratiquement au même niveau.
Sur l’ensemble des années 2024 et 2025, Malaga affiche une moyenne annuelle d’environ 0,040 %, contre 0,045 % pour la République tchèque. Il est donc plus exact de dire que Malaga se situe dans une fourchette globalement comparable à celle de la République tchèque, et nettement inférieure à celle des régions d’Espagne les plus touchées.
D’où vient la moyenne espagnole
Catalogne39,8 % de tous les cas enregistrés14,7 % des logements espagnols
Andalousie12,8 % de tous les cas enregistrés17,6 % des logements espagnols
La moyenne espagnole ne décrit donc bien aucune région en particulier. En 2025, la Catalogne représentait près de 40 % de tous les cas enregistrés, alors qu’elle ne compte qu’un peu moins de 15 % des logements espagnols. L’Andalousie, en revanche, représentait 12,8 % des cas, avec 17,6 % de l’ensemble des logements.
Le nombre de cas provient des statistiques policières de 2025. Il s’agit d’infractions enregistrées, et non du nombre de biens actuellement occupés ni du nombre de condamnations définitives. Le nombre de logements provient du recensement de 2021, dernier décompte complet et comparable.
Les chiffres espagnols couvrent les catégories allanamiento de morada et usurpación de inmuebles. Les chiffres tchèques couvrent la violation du domicile (§ 178, rubrique statistique 39) et l’atteinte illégale aux droits relatifs à une maison, un appartement ou un local non résidentiel (§ 208, rubrique 115). Les deux catégories correspondent : l’entrée dans un logement habité d’un côté, l’occupation d’un bien de l’autre.
Les deux systèmes sont proches, mais pas identiques. Ils diffèrent par leur législation et par la manière dont les infractions sont enregistrées, et la catégorie espagnole couvre également certains cas concernant des locaux commerciaux. Il faut donc considérer ces chiffres comme une comparaison d’ordre de grandeur, et non comme une mesure exactement comparable.
Il s’agit d’une seule année. En 2024, la province de Malaga affichait environ 0,045 % et la République tchèque également environ 0,045 %, soit pratiquement le même niveau. L’écart de 2025 s’explique principalement par la baisse du nombre de cas à Malaga par rapport à l’année précédente.
Les statistiques officielles ne sont pas publiées au niveau de Marbella, d’Estepona ou des différentes villes de Costa del Sol. Le niveau le plus détaillé disponible est celui de la province de Malaga.
En 30 secondes
L’occupation illégale en Espagne relève de deux infractions différentes, et non d’une seule. Un logement vide relève de l’infraction plus lente, passible uniquement d’une amende ; un logement meublé et raccordé aux réseaux relève de l’infraction grave, pour laquelle la police peut intervenir immédiatement. En 2025, les cas signalés dans la province de Malaga étaient inférieurs au taux enregistré dans votre propre pays.
Le squat constitue-t-il une seule infraction ou deux infractions différentes ?
Le droit espagnol traite de manière complètement différente un bien inoccupé et un bien habité, et presque tout ce qui détermine le caractère réellement inquiétant du squat dépend de la catégorie dans laquelle tombe le bien. Occuper paisiblement un bien où personne ne vit constitue une usurpation, l'usurpación visée à l'article 245.2 du Código Penal. Il s'agit d'une infraction légère punie d'une amende, et non d'une peine de prison ; la police ne peut pas expulser les occupants de sa propre autorité. C'est la situation qui se cache derrière presque tous les récits longs et douloureux rapportés par la presse : un appartement hérité inoccupé, des logements invendus d'un promoteur ou un bien bancaire saisi, laissés sans surveillance pendant des mois.Entrer dans le domicile réel d'une personne ou y rester sans autorisation constitue une infraction différente, l'allanamiento de morada, visé à l'article 202. Elle est passible de 6 mois à 2 ans d'emprisonnement, voire davantage en cas de violence ou d'intimidation, et la police peut intervenir immédiatement si la situation est prise sur le fait. Le Tribunal Supremo a précisé en 2020 ce qui constitue exactement un domicile à cette fin : des meubles à l'intérieur, ainsi que l'eau, l'électricité et le gaz raccordés. La fréquence des visites du propriétaire n'a aucune importance. Un appartement de vacances utilisé deux fois par an, entièrement meublé et raccordé, est juridiquement un domicile, et non une coquille vide.
Usurpación (bien inoccupé)
À quoi elle ressemble
Un bien vacant et non meublé que personne n'a visité depuis des mois.
La loi
Código Penal, art. 245.2 : une amende, pas de prison.
La police peut-elle les expulser sur place ?
Non. Cette procédure nécessite une décision de justice, et c'est la plus lente.
Violation de domicile
À quoi elle ressemble
Un appartement meublé dont l'eau, l'électricité et le gaz sont raccordés, et qui est visité occasionnellement ou habité.
La loi
Codigo Penal, art. 202 : 6 mois à 2 ans de prison.
La police peut-elle les expulser sur place ?
Oui, si la situation est constatée en flagrant délit. C'est la procédure rapide.
Un appartement de vacances géré se situe dans la deuxième catégorie, et non dans la première.
Le mobilier suffit-il à trancher, ou faut-il que quelqu'un y vive à plein temps ?Le mobilier et le raccordement aux services essentiels sont déterminants, et il n'est pas nécessaire d'y vivre à plein temps. L'arrêt de 2020 du Tribunal Supremo est explicite : un logement est tout lieu qui est habité, même occasionnellement, et pas uniquement une résidence principale. Une résidence secondaire utilisée quelques semaines par an, correctement meublée et raccordée, constitue une morada au regard du droit espagnol.
Qu'est-ce qui détermine une intervention immédiate de la police, plutôt que le renvoi de l'affaire devant un tribunal ?
Le fait qu'un bien soit juridiquement considéré comme un « domicile » ne suffit pas, à lui seul, pour permettre une expulsion immédiate par la police. Une seconde condition s'applique, appelée flagrancia : la situation doit être constatée au moment où elle se produit, ou immédiatement après, avec des preuves directes, telles qu'une porte forcée, le déclenchement d'une alarme, un voisin qui a vu les faits ou une vidéo. Si un propriétaire l'apprend plusieurs jours ou semaines plus tard, le caractère immédiat disparaît et l'affaire est soumise à un juge comme toute autre. Il en va de même si les occupants produisent un document quelconque laissant penser qu'ils y vivent déjà, même un faux contrat de location : la police cesse de trancher sur-le-champ et transmet l'affaire à un tribunal.Il n'existe aucun délai légal fixe pour tout cela. Plusieurs entreprises espagnoles d'alarme et sociétés de desokupa annoncent une « règle des 48 heures ». Elle ne figure dans aucun texte légal ni aucune instruction officielle, comme l'a confirmé directement une vérification indépendante des faits auprès d'un juge pénal et d'un universitaire en droit. Ce qui détermine réellement l'issue, c'est la rapidité avec laquelle quelqu'un le remarque et le signale, et non un délai inscrit dans la loi.
Ce qui est souvent affirméCe que dit réellement la loi
La police doit expulser les squatteurs sous 48 heures
Aucune règle de ce type n'existe dans le droit espagnol. L'expulsion immédiate dépend de la flagrancia, c'est-à-dire du constat de la situation au moment où elle se produit, sans délai fixe applicable.
Un logement de vacances meublé ne peut pas être squatté, car le propriétaire gagnera en justice
Il est probable de gagner en justice, mais cela prend tout de même du temps une fois l'affaire portée devant un juge. La vraie question est de savoir si les faits sont constatés assez tôt pour éviter complètement le tribunal.
Si les occupants présentent un document, la police doit les croire
La police ne tranche pas la question de savoir qui dit la vérité. Tout document, authentique ou falsifié, suffit pour envoyer l'affaire devant un juge au lieu de la régler sur-le-champ. C'est précisément pourquoi la rapidité de la détection compte davantage que le document lui-même.
1
Le bien est-il meublé et ses services essentiels sont-ils raccordés ?
Who decidesDécision du Tribunal Supremo STS 587/2020
What it grantsLe bien constitue juridiquement une morada ; la procédure rapide peut s'appliquer
If noUn bien vide et non raccordé relève de la procédure lente d'usurpacion, quelle que soit son adresse.
2
L'entrée a-t-elle été constatée en flagrant délit, avec des preuves directes ?
Who decidesÉvalué par la police sur place, Instruccion 6/2020
What it grantsLa police peut expulser immédiatement les occupants
If noAucun délai fixe ne s'applique ; l'affaire est renvoyée devant un juge plutôt que réglée sur le pas de la porte.
3
Depuis le 3 avril 2025 : l'affaire relève-t-elle du tribunal pénal ?
Who decidesLoi organique 1/2025
What it grantsL'allanamiento et l'usurpacion avec violences relèvent désormais d'une procédure accélérée
If noL'usurpacion pacifique d'un bien vide suit toujours la procédure ordinaire, plus lente, comme l'a confirmé la circulaire de juin 2025 de la Fiscalia elle-même.
Un seul NON à une étape suffit à faire la différence entre un appel téléphonique et une affaire judiciaire, mais ne justifie pas de partir du pire.
La réforme législative de 2025 a-t-elle accéléré l'expulsion pour tous les types d'affaires ?Non, et il convient d'être précis sur ce point. La réforme a ajouté les infractions graves, à savoir l'occupation d'un domicile et l'occupation avec violences, au système de procédure accélérée. La propre circulaire de la Fiscalia quelques mois plus tard a confirmé que l'occupation pacifique d'un bien vide, le type le plus souvent signalé, avait délibérément été laissée dans le cadre de la procédure ordinaire, plus lente. La réforme a aidé la catégorie dans laquelle entre un appartement de vacances ; elle n'a pas accéléré la catégorie à l'origine de la plupart des articles de presse.
Si cela se produit, que ne doit pas faire seul un propriétaire ?
Changer soi-même les serrures, même dans son propre bien, peut être poursuivi comme une coaccion au titre de l'article 172 du Codigo Penal. Cette infraction est passible de 6 mois à 3 ans de prison ou d'une amende, si quelqu'un l'occupe déjà. Une décision distincte rendue en 2026 a établi que couper les services essentiels à une personne ne disposant d'aucun droit légal sur le bien ne constitue généralement pas la même infraction. Il s'agit d'une décision récente et limitée. Elle ne concerne pas le changement de serrure et ne s'applique pas à un locataire qui cesse simplement de payer son loyer. Toute personne dans cette situation devrait faire intervenir un avocat espagnol avant toute action matérielle, et non après.La chose la plus utile qu'un propriétaire puisse produire est une preuve datée montrant que le bien était utilisé peu avant l'intrusion. Cela est important à la fois pour la police sur place et pour toute procédure judiciaire ultérieure : relevés de ménage, départ d'un hôte, journal d'alarme, voisin ou gestionnaire de l'immeuble ayant constaté les faits. Un bien que personne ne visite pendant des mois ne fournit aucun de ces éléments. C'est la véritable raison pour laquelle les affaires lentes concernent précisément ce type de bien.Un locataire qui cesse de payer son loyer et refuse de partir, un « inquiokupa », relève d’une situation civile totalement différente, et non d’un crime. Ce phénomène n’apparaît dans les statistiques de la police d’aucun des deux pays. Il constitue un risque réel pour quiconque met un bien en location, mais ce n’est pas le sujet de cette page. L’achat d’un bien déjà occupé par un locataire est traité intégralement dans un guide distinct.
Un locataire qui ne paie pas son loyer pose-t-il le même problème qu’un squatteur ?Non. Un locataire qui cesse de payer son loyer dispose d’un droit légal d’occuper les lieux jusqu’à ce qu’une procédure civile d’expulsion l’en fasse sortir. Cette procédure est entièrement différente de l’une ou l’autre des deux infractions décrites ci-dessus. Il s’agit d’un risque réel qu’il convient de prévoir si vous envisagez de louer le bien. Mais ce n’est pas une occupation illégale et cela n’apparaît dans les statistiques de criminalité d’aucun des deux pays.
Qu’est-ce qui empêche concrètement cette situation, et que couvre l’assurance ?
La rapidité de détection détermine presque tout ce qui précède, davantage que la loi elle-même. Un appartement géré dans une résidence fermée est repéré en quelques heures si quelque chose ne va pas : une personne chargée du ménage ou un gestionnaire qui vient régulièrement, des voisins présents toute l’année, une rotation des locations tous les quelques jours. Un bien non meublé que personne ne visite pendant des mois peut rester inaperçu beaucoup plus longtemps. Il peut le rester assez longtemps pour que seule la procédure lente, limitée à une amende, soit encore possible, quelle que soit l’issue finale.Une assurance habitation espagnole standard comprend généralement une protection juridique, en plus des garanties habituelles couvrant le bâtiment et son contenu. Elle prend en charge les honoraires d’un avocat pour exactement le type de procédure décrit sur cette page. Elle ne garantit pas qu’une occupation ne se produira pas et ne fait pas partir elle-même quiconque d’un bien. Elle finance la procédure juridique une fois que vous en avez besoin. L’assurance d’un appartement à Costa del Sol coûte généralement quelques centaines d’euros par an et est souscrite au moment de la remise des clés. Nous vous mettons en relation avec un spécialiste plutôt que de vendre nous-mêmes une police.
Acheter dans une résidence gérée supprime-t-il réellement le risque, ou le rend-il simplement moins probable ?Cela le rend beaucoup moins probable, mais pas impossible. Rien ne supprime entièrement le risque. Ce que change une résidence gérée et habitée, c’est la rapidité de détection : un inconnu dans un immeuble avec un concierge, des voisins et une rotation régulière est rapidement repéré. C’est le facteur qui détermine systématiquement si l’affaire se limite à un appel téléphonique ou devient une procédure judiciaire de plusieurs mois.
En toute franchise
Dans quelle mesure un acheteur à Costa del Sol doit-il réellement s’inquiéter ?
En 2025, la province de Malaga a enregistré des infractions d’occupation et d’invasion de domicile concernant environ 0.035 pour cent de son parc de logements, soit environ 1 bien sur 2.864. Ce chiffre était inférieur à celui de la République tchèque, qui s’élevait à 0.044 pour cent la même année. Sur l’ensemble des années 2024 et 2025, les deux pays sont proches, Malaga affichant une moyenne légèrement inférieure. Cela ne s’appliquait pas à 2024 prise isolément, lorsque les deux chiffres étaient à peu près au même niveau ; l’affirmation honnête doit donc être datée, et non présentée comme une loi permanente de la nature. Les chiffres regroupent également plusieurs types d’infractions et comptabilisent les signalements, et non les condamnations. Considérez-les comme une limite supérieure plutôt que comme une mesure précise.La véritable réponse pratique est plus simple que la statistique : en droit espagnol, un appartement meublé et utilisé occasionnellement dans une résidence gérée appartient à la catégorie la plus difficile à cibler. C’est également la catégorie dans laquelle tout problème est détecté le plus rapidement. Les cas lents et inquiétants rapportés par la presse concernent très majoritairement l’autre catégorie : des biens vides, déconnectés des services et que personne ne visite, concentrés à Barcelone et dans ses environs plutôt qu’à Costa del Sol. Il s’agit d’informations générales sur le fonctionnement du droit espagnol et de la réforme de 2025, et non de conseils juridiques concernant un bien particulier. La récente décision relative aux services publics mérite notamment d’être confirmée par un avocat avant que quiconque ne s’y fie.Arevont vérifie le type de résidence, sa sécurité et la fréquence à laquelle le bien restera réellement vacant avant de le recommander, sans aucun frais pour l’acheteur. Nous vous aidons également à organiser la mise en relation avec un spécialiste de l’assurance ainsi qu’un calendrier de visites de contrôle locales lorsque le propriétaire ne réside pas sur place.
Questions fréquemment posées sur les squatteurs
Si je ne visite mon appartement que deux fois par an, cela en fait-il une cible plus facile en droit espagnol ?
Non. L’arrêt rendu par le Tribunal Supremo en 2020 a tranché directement cette question : ce qui fait d’un bien une « morada » protégée, ce sont les meubles ainsi que les raccordements à l’eau, à l’électricité et au gaz, et non la fréquence de présence physique du propriétaire. Un appartement de vacances meublé et raccordé, que vous occupez deux fois par an, relève de la même catégorie juridique qu’un logement occupé à plein temps.
Comment la statistique de Malaga est-elle réellement calculée, et puis-je la vérifier moi-même ?
Le Ministerio del Interior publie les cas signalés par province sur un portail public consacré à la criminalité, et l’INE publie le nombre de logements issu du recensement national. En divisant l’un par l’autre, on obtient le taux cité ici. Ce calcul porte sur les signalements faits à la police, et non sur les condamnations, et regroupe plusieurs infractions apparentées. Il doit donc être interprété comme une limite supérieure plutôt que comme un chiffre exact. Les deux tableaux sources sont accessibles via des liens sur cette page.
Quelle est la mesure unique la plus utile que je puisse prendre avant de devenir propriétaire, plutôt qu’après ?
Choisissez une résidence gérée et habitée plutôt qu’une résidence isolée ou saisonnière, et prévoyez un calendrier de visites de contrôle si vous ne résidez pas sur place. La rapidité de détection détermine concrètement l’issue, davantage que n’importe quel dispositif de sécurité pris isolément. Elle détermine si l’affaire se limite à un appel téléphonique le jour même ou se transforme en une procédure judiciaire longue.
Une alarme suffit-elle à elle seule ?
Une alarme vous aide à être informé rapidement, mais elle ne met personne à la porte à elle seule. Il faut qu’une personne sur place puisse intervenir et réunir rapidement les preuves, ce que fournit précisément une résidence gérée ou un service local de visites de contrôle, contrairement à une alarme seule.
Les trois autres préoccupations
Location de courte durée
Vous achetez un bien immobilier afin de le louer à court terme, puis découvrez seulement ensuite que vous n’en avez pas le droit.